Mais attention, cela ne veut pas dire que tout va changer.

Rappelons-le, le Cloud Act est une loi fédérale des États Unis qui permet aux forces de de l’ordre, fédérales, locales ou municipales, de contraindre les fournisseurs de services numérique américains à fournir les données stockées sur leurs serveurs, même si ces derniers sont basés dans des pays soumis à leurs propres règles, comme c’est le cas en Europe, notamment au travers de la RGPD.

Cette disposition signifie que les forces de l’ordre américaines peuvent avoir accès à vos données dès lors qu’elles sont hébergées, tout ou partie, par une société américaine. De quoi mettre en alerte les particuliers, les professionnels, les entreprises, les associations.

Il ne s’agit pas ici de l’usage que font les entreprises, au sens large, des données qu’elles collectent, un sujet d’importance lui aussi traité dans un autre article, mais bien de ce qui pourrait être fait de nos données si une autorité américaine demandait à y avoir accès, ce qui peut arriver à tout moment ou presque lors de situations d’État d’Urgence, ou, plus simplement encore, dès lors qu’il y a une suspicion d’acte délictueux.

La France relance donc les réflexions, huit ans après Andromède initié par Fillon et qui n’a pas vu le jour en raison de divergences de stratégie entre les membres des deux consortiums constitués pour l’occasion.

Cette fois c’est Bruno Lemaire, ministre de l’économie et des finances, qui a chargé le comité stratégique de filière (CSF) des industries de sécurité de réfléchir à un cloud souverain pour les données les plus stratégiques.

Pour en savoir plus sur les intentions du gouvernement nous vous invitons à découvrir ici le rapport du député de Saône et Loire Raphaël Gauvin, fait à la demande du Premier Ministre Édouard PHILIPPE.

Ce sujet dépasse de loin les seules données sensibles des entreprises et concerne tout un chacun ou presque.

Entre les applications téléchargées sur nos smartphones et tablettes, utilisées sur nos ordinateurs et les données que nous confions à des Clouds gratuits ce sont des quantités phénoménales de données qui transitent sur des serveurs soumis à ce Patriot Act, sans compter les traitement que ces mêmes entreprises en font. Nous apprécions donc particulièrement le regain d’intérêt affirmé par un nombre croissant d’acteurs du numérique.

Des solutions existent déjà, il est donc tout à fait possible d’en bénéficier, c’est d’ailleurs la raison d’être de Neoko que de mettre à disposition du plus grand nombre des outils que nous connaissons et que nous utilisons déjà, comme notre solution de Cloud basée sur l’application Nextcloud et associée à un hébergement de très haute qualité basé en france permet de répondre aux besoins de parfaite souveraineté des données.